cette nuit, dans les limbes improbables de mon cerveau au repos, j'ai frottée la lampe d'Aladin ...
le Génie en est sorti et a fait son job : il m'a suggéré de faire les voeux, tous les voeux que je souhaitais, sans limite...
le génie ne m'a opposée qu'une contrepartie, pour chaque voeux exaucé, une personne, quelque part dans le monde, anonyme pour moi, devrait mourrir (cela doit être une réminescence de l'histoire du mandarin de Pascal, je crois, appuies sur un bouton, tu seras imménsement riche et cela tueras un mandarin à l'autre bout du monde) ...
j'ai passé une nuit exténuante à me demander ce qui, à mes yeux, valait la vie d'un inconnu ...
la santé et l'amour de mes enfants ? acquis
la santé et l'amour de ma femme ? acquis
la santé et l'amour de mes proches ? acquis ( sous réserve )
"la vie ne vaut rien, rien, mais rien, rien, rien ne vaut la vie" (Souchon)
je n'ai pas réussi à formuler un seul voeu, je suis comme tout le monde, j'ai besoin d'amour, j'ai besoin d'argent, j'ai envie de considération, mais, au final et dans de modestes proportions, j'ai au fond de moi tout ce dont j'ai besoin ...
professionnelement, ON ( qui est un con ) m'a appris à identifier et hiérarchiser les besoins :
vous connaissez ces besoins :
respirer
boire
manger, etc ... la liste est longue et arrive jusqu'à "porter des vétements m'identifiant comme membre d'un groupe social"
foutaise intégrale, on a besoin d'une seule chose, reconnnaître en soi même le trésor que l'on est ...
à méditer ... |